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Anne LACOUR
12 mai 2022
Anne LACOUR

Anne LACOUR

Des études d’arts plastiques, un travail photographique puis un dépaysement de quatre années à Berlin qui fut l’occasion de renouer avec mes ardentes amours adolescentes: le cinéma.

Là-bas, je suis photographe de plateau puis coup de foudre pour le montage qui va devenir mon activité principale, mon chez-moi. Tout en voyageant de Berlin à Paris, de Paris à Bruxelles, de Bruxelles à l’Ardèche, de l’Ardèche à la Bretagne.

Des rencontres humaines qui se tissent dans le temps. Fidèle aux réalisatrices et réalisateurs qui me confient leurs films, avec un prédilection pour le cinéma documentaire d’auteur mêlant poésie et réalisme. Des champs de réflexion variés : Des questions de société aux enjeux politiques, en passant par des portraits d’artistes ou des portraits intimistes engagés.

En 2016, le besoin de changer le cadre et de mettre en accord mes idées, mes engagements et mes actions - en particulier sur les questions environnementales et de dépendances alimentaires et énergétiques, me font quitter Paris. L’envie aussi d’acquérir d’autres savoirs faire et compétences. Avec mon compagnon Steve Read, nous nous installons dans un village d’Ardèche et créons une association, La Messicole. Celle-ci a pour but de favoriser le lien social, les échanges de savoirs et de savoirs faire dans les domaines de la Culture. Culture de l’esprit et culture de la terre. La Messicole regroupe à la fois les activités de la ferme en permaculture, un Centre de Développement de de Formation à la Permaculture, une salle de spectacle, un café culturel, des résidences de musiciens, de comédiens et de réalisateurs.

Autre casquette donc de programmatrice de spectacle vivant et de cuisinière pour notre cantine associative. La salle de montage accueille des réalisatrices en résidence ainsi qu’un public adultes et jeunes pour des ateliers cinéma dans la continuité de mon travail d’intervenante pour la Cinémathèque Française quand j’étais à Paris. Et des cycles de projections ont lieu chaque année pendant le Mois du film documentaire ou bien à d’autres moments.

En 2021, un besoin de prendre l’air se fait sentir. Douarnenez, qui avait accueilli en 2018 les films de Fatima Sissani, nous accueille à notre tour pour de vrai. Un autre ancrage se dessine avec la volonté de tisser des liens entre le centre de la France et le Pays Finistérien.

Alors voilà, pour résumer : Réfléchir au monde et mettre cette réflexion en forme, agir de façon cohérente et consciente guident mes choix et mes engagements. Et le cinéma documentaire y tient une place toujours centrale.

Je choisis d’anciens films, peut-être parce que les premières découvertes laissent une trace particulièrement intense, un peu floue mais de couleurs vives.

Anne en 3 fictions / 3 focus / 3 musiques de films

  • 3 films de fiction qui m’ont marquée

- L’argent de Robert Bresson, découvert à sa sortie en 1983. Autant dire une éternité: J’avais 15 ans et je dévorais les Cahiers du cinéma en imbibant mes soirées de rock et de punk alternatifs que diffusaient les radios libres.

- Le goût de la cerise d’Abbas Kiarostami qui devient alors l’un de mes réalisateurs phares. L’interrogation métaphysique du Goût de la cerise me touche et sa résolution me donne de la joie. J’aime tous ses films mais un court métrage vu par chance « La solution » reste un bijou dans ma mémoire.

- Une femme sous influence de John Cassavetes. En fait tous les films de Cassavetes, pour son humanité et son funambulisme entre documentaire et fiction.

  • 3 documentaires qui m’ont marquée

- La jungle plate de Johan van der Keuken. Je préfère certains de ses films à d’autres, mais c’est l’un des cinéastes qui stimule le plus ma créativité.

- Route one USA  de Robert Kramer. Road-movie entre réflexion métaphysiques et enquête sociale et politique Tout ce que j’aime et là encore qui m’inspire. Une bouffée d’air.

- Black Harvest de Robin Anderson & Bob Connolly. Un ovni bouleversant et une leçon de cinéma radicale.

  • Et les musiques

Les musiques de Michel Legrand pour Jacques Demy dont j’ai vu les films un nombre incalculable de fois, seule puis ensuite avec mes filles.

Les musiques des films de la nouvelle vague, Le Doulos, Tirez sur le pianiste, Jeanne Moreau qui chante, India song…

Mais ma principale musique reste les sons du réel que je mets en valeur dans les films que je monte sans leur ajouter de plage musicale.

Photo ©Anne Lacour

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